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J'ai écris ça hier soir, je dormais à moitié en le faisant donc ça risque de paraître un peu tordu et d'être bourré de fautes d'orthographe, mais comme j'avais encore rien publié c'est l'occasion. Je tiens à préciser que mon prénom ne commence pas en "C". Ah et aussi dis ce que tu penses en commentaire je me vexerais pas, au contraire ! 


Je pourrais parler, mais j'écris.

Je pourrais lire, mais j'écris.

Je pourrais dessiner, mais j'écris.

Je pourrais dormir, mais j'écris.


Je ne sais pas ce qu'y m'a poussé à le faire ce soir. J'ai toujours trouvé ça idiot d'écrire pour soit. D'écrire ce l'on sait déjà. J'ai peut-être prit conscience que l'écrire permettait de prendre conscience. A vrai dire, je ne sais pas quoi écrire. Et si j'avais une chose à écrire je ne saurais sûrement pas comment l'écrire. Une chose est sûre ce soir :

j'écris.

Des mots, des phrases sans importances me parviennent et je les note. Comme ça, sans raison ni but. Mais les mots inutiles continuent de couler, c'est comme si ils revendiquaient le temps que je leurs avaient pris. C'est comme si, la feuille blanche me narguait et que j'avais un besoin vital de la remplir. Aussi inutile et long soit-il. C'est idiot j'en est conscience et je rirais sûrement de moi en me relisant, avant de froisser ce papier et de le faire disparaître à jamais. Plus j'écris, plus je prend du recul, plus je ressent cette faim, cette soif d'écrire. Mes mouvements s’accélèrent, comme si une force invisible me poussait à aller toujours plus vite. Comme les lévriers que l'ont pousse, que l'ont attire et que l'ont maltraite. Sauf qu'on ne met ni leurre, ni coups dans les côtes. J'écris, vite, simplement, inutilement. Je me vide vite et simplement.

Je me vide en écrivant sur mon écriture et non pas sur les choses qui m’obsèdent. J'ai comme l'impression que ce vidage là est plus efficace pour le moment. Mais peut-être un jour je pourrais réellement écrire, même si ça n'est que pour moi même, ce qui me tourmente. En soit je m’avouerais ce qui me tourmente, comme si seule l'écriture pouvait le faire. Ce qui est bien c'est que je me suis avoué que je devait m'avouer que je me tourmente. C'est un progrès en soit, du moins j’espère.

L'encre commence à prendre le dessus sur le vide.

Le noir commence à dominer le blanc.

Le tout désordonné envahi le vide immaculé.

Cela me satisfait.

J'aime cette sensation d'avoir donné la puissance à une chose auparavant minime.

Certes, ça n'est qu'une feuille et de l'encre. De l'encre glissant sur une feuille, mais cela me touche. Bien plus qu'il ne le faudrait. Je pense que ce n'est plus une simple encre s'étalant doucement sur le vide. C'est bien plus.


Ca y est, je vois le bout. Il se rapproche plus vite et plus facilement que je ne l'avait imaginé. Le stylo glisse vraiment très vite maintenant j'espère pouvoir l'arrêter à temps. J'ai bien réfléchis et je trouve ça idiot de réduire le blanc à néant comme le noir à sont début. Je refuse de reproduire la même erreur. Je veux que le blanc ai sa partie à lui. Elle sera plus petite que celle du noir, car il ne l'a pas respecté mais elle existera. Je vais laisser, en bas de cette feuille, dans 2 ou 3 centimètres à peine, mon initiale. La première lettre de mon prénom, bien centrée. Le blanc s'installera autour du noir. Il l'enveloppera et le protégera. Il le chérira. Aucune des deux couleurs ne sera seule. Elles seront l'une contre l'autre ignorant leurs différences de tailles, de pouvoir. Elles resteront ainsi, unies pour l'éternité en bas de cette de feuille. Je sais maintenant que le stylo s'arrêtera, car il sait pourquoi il s'arrête et il croit en cette raison. Écrire fait du bien, je continuais bien mais j'ai un devoir à accomplir,


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